L'âge de ceux qui ne meurent jamais

Mon Ame éstropiée pleure de ne plus pouvoir rencontrer la Tienne. J'ai l'Age de ceux qui ne meurrent jamais d'avoir tant aimé.

 

 

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Funérailles de Noces

Nous l’avions fait. Nous nous sommes aimés et dit Adieu car nous n'étions qu'un rêve de papillon.  

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Une Mémoire pour demain

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J’écris et je hante ce blog parce que j’ai aujourd’hui l’âge du crépuscule de la Vie qui me conduit à vouloir me réapproprier la mémoire du temps qui file inexorablement. C’est à l’évidence une vaine volonté du refus de la Mort. Une tentative désespérée de figer le temps dans les postures heureuses d’un passé révolu.

Mais que dis-je ? Qu’avons nous à transcrire pour pouvoir le transmettre à la postérité, nous qui n’avons eu aucune mémoire, nous qui avions vécu dans le Monde des Absents et dans l’absence. Nous, l’Amour désincarné et apatride. Nous sommes une Vie « Sans Histoire » et un passé sans Avenir, des instants d’errance et d’exiles sans cesse recommencés.

Pourtant je me refuse à Mourir et à nous laisser mourir. C’est que nous avons existé, ici et là, à travers des bouts de rêves, des instants de joie, des rencontres fugaces, des déchirements et des mémoires traumatisées.

Pourtant nous avons l’Age de cette Vie, au seuil de son achèvement, qui nous a offert ce qu’il y a de plus beau: Aimer. Cette lancinante douleur que nous portons en nous comme, pour ainsi dire, un mal originel et incurable.

Rien que pour cela il faudra témoigner pour que nos enfants et arrières petits enfants aient la certitude chevillée que les Amours  tragiques existent et, par dessus tout, ne meurent jamais.

C'est pour cela aussi que j’écris. Parce que j’ai, aujourd’hui, l’âge qui conjugue Mort et Amour avec la plus grande des sérénités à l’image du phare de Cherchell qu’aucune vague ne viendra ébranler.

Ce phare sera, un jour peut être, notre repère, notre Mémoire retrouvée.

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Silence Eternel

C'est souvent dans un regard, à peine perceptible, que sont cachés les mots que l'on n'a jamais su dire et ceux que l'on osera jamais dire car ils ne sont pas de ce Monde. Aimer est le verbe qui ne se conjugue qu'au Silence plus que parfait.

 

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Ailleurs, notre unique et dernière demeure

Orphelins de nos vies nous n’avions ni gîte pour abriter nos fragiles espoirs, ni Histoire pour porter nos sanglots, ni contes à raconter aux enfants que l’on n’aura jamais. Nous sommes, pour ainsi dire, les SDF de la Vie, des cœurs errants, des âmes blessées, des déracinés d’un passé otage d’un temps qui ne veut  passer. Mais qu'à cela ne tienne. Je vivrai pour deux. Je te porterai en Moi et je serai enceinte de ce rêve que j’emporterai avec Moi. Ailleurs, notre unique et ultime demeure.

Cherchell

 

 

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Soleil tragique de Cherchell

Comment interroger toutes ces absences qui hantent nos présences? Pourquoi tant d'exiles qui ont élu domicile, pour l'éternité, dans nos vies et dans nos Ame? Pourquoi tant de renoncements? Des regards, des ports, des aéroports, des départs, des mémoires d'eau et de Feu, des exiles, des valises jamais défaites, des chagrins à en remplir l'univers, des rêves brisés, des bonheurs ajournés, des océans et des Mers dressés, une Vie oubliée. Ce sont là nos uniques points de rencontre, nos dénominateurs communs et nos promesses trahies. Nos vies? Un nomadisme sans fin, une errance tragique. Un Soleil qui se levera et qui disparaitra inéluctablement au grés immuable des cycles de la Vie. 

حــنـيــنة | Hanina

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Cherchell, mon Amie!

Rien de ce passé ne reviendra. C’est une certitude aussi certaine que la Mort enfantée ce jours-là où tout avait commencé et où tout a fini...Quelque part entre Alger et Cherchell

Le compagnon - Ferhat.

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Seul

Seul je suis resté au seuil de cet impossible Amour qui se refuse de vieillir. Seul, je me retrouve ainsi pleurant mon soul. Seul, je suis né. Seul, je partirai de ce Monde. Cherchell, hélas, restera la ville de toutes les solitudes, le port des rendez-vous manqués et le phare de tous les égarés du Monde. La dernière utopie.

 

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Assia Djebar: Une Ame bien de chez nous

assia2

Nulle part que dans la maison de mes ancêtres je n’ai été heureuse. Moi la Femme sans sépulture, enchâssée dans cette vaste prison, ombre de Moi même, naïve à en mourir, j’ai Soif de cet Amour, au goût de sel, bien de chez nous, du côté de cette ville qui m’a vu naitre et à laquelle je suis revenue pour y reposer éternellement. Cherchell m'a tellement manqué......

 

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27 avril 2018

Le vide...et alors.

 

Route du Chenoua, vers Cherchell

" Aussi loin que je sonde notre passé c’est le vide qui s’offre à mes yeux en maitre absolu des lieux. J’ai beau remué les arcanes de ma mémoire je ne rencontre qu’oubli, repli, renoncement et silences foudroyants. Mémoire hachée ou estropiée, mémoire éphémère de l’instant présent, mémoire d’un passé qui n’a pas eu d’existence, mémoire déconstruite inapte à l’Avenir. Voilà, mon Amour, nous avons cette chance inouïe de n’avoir aucun passé à assumer, aucun compte à régler ni d’anniversaire à célébrer. Pas même la consolation d’avoir cette possibilité de convoquer une nostalgie pour nos vieux jours".

Ecrit le 27 Novembre 2011

 

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